09 mars '17

Les défis de la traduction anglaise

La nature complexe de la langue anglaise présente un grand nombre de défis aux traducteurs. Une traduction de piètre qualité peut être source de malentendus, d'insultes imprévues ou d'affronts aux sensibilités culturelles du client. Certains étymologistes affirment que les nombreuses influences exercées sur la langue anglaise, y compris celles du latin, du celte, de l'allemand et du français, ont abouti à des règles de grammaire et des prononciations complexes qui gênent la traduction. Voici quelques-unes des principales difficultés qui attendent les traducteurs, surtout dans le cas de traductions de communications informelles.


Structure : Dans le domaine de la traduction, on trouve la maxime suivante : plus la langue est élémentaire, plus elle est facile à traduire vers l'autre langue. La complexité structurelle de la langue détermine sa facilité de traduction. Plus il y a de règles et d'exceptions à ces règles, plus la tâche du traducteur devient lourde et prenante. C'est lorsque l'on tente de rapprocher les différences structurelles entre les langues que la qualité et l'exactitude d'une traduction peuvent être touchées négativement. L'ordre sujet-verbe-objet n'est pas forcément le même dans les langues autres que l'anglais. De plus, certaines langues, comme l'arabe, intègrent un pronom au mot qui est employé comme verbe dans une phrase.


Les verbes irréguliers peuvent aussi être problématiques. Ils passent outre les règles qui structurent la langue, et ils peuvent donc présenter des difficultés au traducteur. Pourquoi le verbe know (savoir) devient-il knew au passé et non pas knowed? Pourquoi le verbe hear (entendre) devient-il heard au passé? Comment se fait-il que le verbe buy (acheter) devient bought au passé? De telles particularités sont une des raisons pour lesquelles les traducteurs peuvent avoir à consacrer plus de temps à leurs documents.


Idiomes, expressions familières : Un idiome est une expression où les mots qui y sont employés ont un sens différent de celui que le dictionnaire leur attribue dans leur définition individuelle. Les idiomes présentent un problème insurmontable pour l'industrie de la traduction automatique, mais ils sont aussi fortement dépendants du talent du traducteur humain qui doit rendre efficacement l'esprit et le contexte d'un énoncé d'une langue à une autre. En raison du fondement culturel des idiomes, de l'argot et des expressions familières, un phénomène culturel semblable peut ne pas être présent dans la langue cible de la traduction, venant ainsi augmenter le risque de malentendu, de perte de contexte, de confusion et de perte de débit. En voici quelques exemples.

  • Si un collègue recrutait des étudiants étrangers, l'expression « to hit the books » (littéralement : frapper les livres) pourrait lancer un message déroutant une fois traduite dans la langue cible.
  • Pendant une négociation, l'expression « I'll scratch your back if you scratch mine » (littéralement : je vous gratterai le dos si vous grattez le mien) peut être source de consternation quant à l'intention et à la motivation de l'autre partie si elle est traduite littéralement.
  • Est-il vrai que les résidences de Vancouver « cost an arm and a leg » (littéralement : coûtent un bras et une jambe)? Les investisseurs étrangers éventuels peuvent être troublés si on leur explique les investissements immobiliers de cette façon.


Mots à multiples sens : Lorsqu'il s'agit de veiller à produire une traduction de haute qualité, l'aspect qui, peut-être, est le plus difficile est la traduction judicieuse des homonymes, des homophones et des homographes.


Homonyme – mot qui est épelé et prononcé comme un autre mot, mais dont le sens est différent.

Homophone – mot qui est prononcé comme un autre mot, mais qui n'a pas le même sens, la même origine ou la même graphie.

Homographe – mot qui est épelé comme un autre mot, mais qui n'a pas la même origine, le même sens ou la même prononciation.


Imaginez que vous traduisez les phrases suivantes :

  • « Never scale a fish before you weigh it using a fisherman's scale. » (littéralement : N'écaillez jamais un poisson avant de le peser avec une balance [écaille] de poisson.)
  • « It was a very windy day to walk down the windy road. » (littéralement : C'était une journée très venteuse pour emprunter le chemin tortueux [venteux].)
  • « He read a book about a red reed. » (littéralement : Il a lu un livre sur un roseau rouge.)
  • « The right way to exercise your right to free speech is to write the right newspaper editor. » (littéralement : La bonne façon d'exercer votre droit de liberté d'expression est d'écrire au bon [droit] rédacteur en chef.)
  • « It is just right for a person to have the right to be charged a just and fair fare on the train. » (littéralement : Il n'est que juste qu'une personne ait le droit de se faire facturer un tarif juste et équitable [tarif] sur le train.)


Les difficultés qui découlent des homonymes et des homographes prouvent que le traducteur doit comprendre à fond le sens contextuel du document ou de la conversation qu'il traduit.


Sarcasme, sous-entendus et calembours : Le sarcasme est une raillerie ironique ou une remarque acerbe que le traducteur peut avoir beaucoup de difficulté à rendre efficacement. Les expressions « Oh really? » (Ah, vraiment?), « okay (oka-a-a-y) » (d'accord [d'acc-o-o-rd]) et « excuse me » (excusez-moi) sont des exemples de base de ripostes sarcastiques qui peuvent facilement perdre leur sens et leur effet si elles ne sont pas traduites dans le sens que leur donne le contexte. Les jeux de mots et les calembours peuvent avoir des limites culturelles et être presque impossibles à rendre d'une façon culturellement exacte par la traduction. En raison de la structure ou des règles de grammaire de la langue cible, le vrai sens ou l'essentiel d'une expression peut ne pas être communiqué, étant donné que l'on ne rend peut-être pas ce qui cause la nuance sentimentale.


Bien que les traductions techniques, procédurales et juridiques présentent diverses difficultés au traducteur, c'est au cours de la traduction des communications informelles que bon nombre des défis mentionnés ci-dessus peuvent apparaître. La traduction automatique n'est souvent pas à la hauteur à cet égard, puisque la nuance et le contexte sont essentiels afin de rendre le message. C'est pour cette raison que le traducteur doit maîtriser à fond la langue source : il doit bien connaître les normes culturelles, les expressions familières et les formes d'humour, de sarcasme et de métaphores. Voilà la raison pour laquelle le traducteur professionnel qui excelle dans son métier devrait être considéré à la fois comme un technicien doué et un artiste perspicace.



http://www.ttt.org/theory/difficulties.html (en anglais seulement)

https://www.smartling.com/blog/common-challenges-translation/ (en anglais seulement)

http://culturesconnection.com/6-translation-problems/ (en anglais seulement)

https://www.translatemedia.com/translation-blog/difficulties-english-translations/ (en anglais seulement)

http://www.fairobserver.com/culture/endless-challenges-of-translation-75098/ (en anglais seulement)

À propos de l’auteur

Jason, un auteur accompli, apporte des compétences diversifiées au GTMK. Il est entré en fonction comme adjoint à la recherche, puis, après avoir séjourné à l’étranger, il est revenu au sein de l’équipe en 2008 comme gestionnaire des Projets spéciaux. En cette qualité, Jason gère actuellement les projets spéciaux du GTMK, en prêtant une attention particulière au perfectionnement des employés, à la formation, aux demandes de traduction multimédias et à d’autres possibilités à grande échelle ou requérant des compétences particulières.

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